Travaux

 

Zigeunerfels

 

 

30/04/2020

Historique des Veilleurs de châteaux du Club Vosgien de Haguenau-Lembach

Le Club Vosgien de Haguenau-Lembach (lire CVHL dans le texte) engage ses veilleurs sur 5 ruines : Loewenstein, Hohenbourg, Froensbourg, Wasigenstein et Petit Arnsberg. Toutes ces ruines se trouvent dans le secteur de balisage du CVHL Tous les veilleurs sont bénévoles et très passionnés.

A l’ombre de leur grand frère, le Fleckenstein, ces ruines s’étaient lentement dégradées, envahies par la végétation, elles allaient disparaître.

Début des années 2000, face à l’état alarmant des ruines des châteaux forts alsaciens, le CD67 a alors initié un programme de consolidation et de sécurisation des ruines, en partenariat avec l’Etat et la Région. Un financement spécifique dans les situations d’urgence a été mis en place où la part restant à charge des propriétaires est ramenée à 5%. Quelques ruines ont été consolidées et sécurisées (le petit Arnsberg dans notre secteur).

Constatant que le manque d’entretien des sites est en grande partie responsable de la dégradation des ruines, le Conseil Départemental 67 (CD67) a lancé un programme appelé « veilleurs de châteaux », mettant au cœur d’un dispositif exemplaire de surveillance des ruines, l’action des bénévoles. Mathias Heissler, architecte du Patrimoine du CD67 a su mobiliser très rapidement quelques veilleurs dans le Bas-Rhin, dont une dizaine au CVHL, nous étions en 2001. Ces bénévoles ayant une mission de surveillance, de petit entretien et d’alerte en cas de danger. Les premiers référents de nos ruines étaient les suivants et le sont toujours pour certains :

  • Loewenstein, Joseph Burckel
  • Hohenbourg, Jean-Pierre Wolffer
  • Froensbourg, Bernard Spill
  • Wasigenstein, Jean-Paul Fuhrer
  • Petit Arnsberg ?

Le CVHL a spontanément monté une équipe. Ce groupe a été initié par Mathias Heissler et a grossi d’année en année et son effectif se situe aux environs de 30 personnes dont une dizaine de femmes personnes.

Tous les veilleurs sont membres du CVHL. Beaucoup sont des habitants de Lembach ou des villages environnants. Certains habitent à Bischwiller, Haguenau, voire Kaltenhouse. Ils ont commencé à intervenir dans les années 2002 avec enthousiasme et efficacité. La fréquence d’intervention est de 2 à 3 journées par année. La nature et l’ampleur des travaux sont définies de la façon suivante :

  • Une liste de veilleurs (bénévoles) est établie et tenue à jour
  • Une campagne de communication est menée vis-à-vis de l’ONF, communes, propriétaires
  • Chaque château a un veilleur attitré (référent)
  • Concertation entre veilleurs pour définir les priorités
  • Deux journées (voire 3) d’actions programmées sur l’année
  • Pour organiser la journée intervention, reconnaissance sur les lieux pour définir les moyens à mettre en œuvre et utiliser au maximum les compétences des personnes
  • Tout le groupe se rend sur la même ruine pour mener les actions décidées et concentrer nos efforts
  • A la fin de la journée, nous nous retrouvons tous au chalet du CVHL autour d’un petit repas (c’est le ciment du groupe)
  • Les résultats sont satisfaisants, si la météo est généreuse
  • Les personnes sont assurées
  • Tout nouveau membre est formé et assuré

Les travaux de débroussaillage rendent visibles les vestiges envahis par des rejets, les ronces et les buissons. Les veilleurs  prennent garde de conserver certains arbres et arbustes qui vont embellir le site et éviter à la végétation rebelle de prendre le dessus.

En gros, Il s’agit d’un groupe de 32 « veilleurs » bénévoles dont les actions multiples ont pour objectif de maintenir les ruines des châteaux dans un état permettant leur fréquentation sécurisée, de les maintenir visibles, mais surtout, au-delà, de faire remonter aux services compétents toute évolution des ruines, ceci dans l’idée de traiter au plus tôt toute dégradation nouvelle.

La logique mise en œuvre est donc ici celle de la prévention et de l’entretien permanent, au travers de l’observation des vestiges et d’interventions légères d’entretien des sites.

Pour réaliser les travaux de terrain, les « veilleurs » sont accompagnés par l’architecte du Patrimoine du CD67  Mathias Heissler, garant des techniques d’entretien des ruines.

Les ruines sont en danger et la situation nécessitera bientôt l’interdiction de visite. Tarder à intervenir rendrait l’accès aux vestiges, impossible. Des grillages et des panneaux d’interdiction indiqueraient la présence d’une forteresse dépositaire d’un riche passé militaire médiéval, mais interdite de visite. La végétation reprendrait ses droits et les sommets des murailles se désagrégeraient au fil du temps. Les randonneurs et les passionnés des vieilles pierres y perdraient énormément

Joseph Burckel

6 février 2018

23/12/2016

Le sentier pour les personnes en fauteuil : dix ans déjà . 

 

Ce beau projet n’était pas facile à mettre sur pied. À travers l’aménagement, le balisage et l’entretien du sentier, les membres du club vosgien de Haguenau-Lembach s’attachent depuis des lustres à rendre le plaisir de la randonnée accessible à tous. Pour les « valides », pas de problème. Mais la forêt reste difficilement accessible aux personnes à mobilité réduite. Les fauteuils roulants peinent à circuler sur des sentiers accidentés. Il fallait entreprendre d’importants travaux de revêtement. L’objectif du club vosgien était de compléter l’offre touristique de pleine nature à un nouveau public et ainsi favoriser l’autonomie des personnes à mobilité réduite, à des personnes âgées et à des familles avec des poussettes. Ce projet avait du mal à décoller. Il a fallu l’intervention de François Reichhardt, chargé de mission à la GMF. Il a pu débloquer 30 000€ du fond d’entraide à destination des personnes handicapées. La Caisse d’épargne Alsace a pu reverser 10 000€ destiné  à un projet similaire et n’a pas pu aboutir. Le conseil municipal de Haguenau a voté l’attribution des 15 000€ restants. Pour finir avec les subventions, le Lions Club de Niederbronn, par l’intermédiaire de André Drexler a ramené la somme nécessaire pour l’achat d’un souffleur professionnel.
Ce sentier accessible à tous les publics permet de découvrir la forêt autrement. Il sinue de zones ouvertes en zones fermées par des feuillus. La longueur de 1,5 km a nécessité des points de repos. Deux points d’arrêts équidistants sont proposés. Un premier arrêt est aménagé avec 2 bancs à destination des accompagnateurs. L’autre point est à destination de l’ensemble des utilisateurs. Il est constitué de table banc (2 unités) et a pour objectif d’être une zone de pique-nique ou d’arrêt prolongé vers la moitié du parcours. Encore aujourd’hui, le comité se félicite que les personnes autrefois « disqualifiées par leur infirmité» de promenade en forêt, puissent désormais profiter de la nature en autonomie.

Opérations d’entretien

Ce mercredi 14 décembre, 8h30 pile, huit bénévoles du club vosgien étaient présents pour en découdre avec les encombres que la nature avait généré.
Il s’agissait d’une opération programmée pour l’entretien de cet équipement. En automne, le parcours commence à se couvrir d’une épaisse couche de feuilles mortes qui entrave la circulation des fauteuils. C’est dans ces conditions qu’est intervenu le club vosgien, principalement pour garantir la sécurité des usagers. Armés de râteaux et de trois souffleurs professionnels, les bénévoles se sont attachés à cette tâche. Il leur a fallu cinq heures de travail soutenu pour déblayer les feuilles mortes qui jonchaient sur la partie carrossable. A certains endroits, la couche atteignait une épaisseur de 15 à 20 centimètres, cela représente un certain volume. Il a fallu faire « fissa », la météo était menaçante, et la pluie aurait annulé l’opération.
A présent, le chemin est à nouveau ouvert pour le bonheur des utilisateurs.
Même si nous vivons fondamentalement dans une société marchande, il y a dans cet échange de cadeaux (club vosgien-forêt-utilisateurs) quelque chose qui est de l’ordre du don dans son principe. Des liens solides sont créés et ils constituent en quelque sorte une « matrice  sociale».
Il est important de rappeler ici, l’objectif principal rendu obligatoire par la réglementation de 2005, à savoir la recherche de l’autonomie la plus complète des PMR  à travers la réalisation et l’entretien d’aménagements accessibles et surtout entretenus.
Contact 03 88 93 83 93

pmr-2016

De gauche à droite sur la photo : Bernard Haas, Jean-Paul Fuhrer, Jean-Marie Atzenhoffer, Joseph Burckel, Raymond Hieber, Alfred Stoffel, Edgar Rischmann, Gérard Wagner.

L’EQUIPE DE BALISAGE DU SENTIER DE MARCHE NORDIQUE DU 8 AVRIL.

Le groupe des baliseurs de la marche Nordique. Au lieu de parcourir l’itinéraire à 7km/heure, la manœuvre était un peu plus longue et plus fastidieuse. Encore merci à eux. 54 heures de travail en non-stop par un temps idéal dans la nature qui se réveilleSentier marche nordique1.

Bon travail de l’équipe de balisage dans la forêt de Haguenau le 20/11/2014

DNA 30/11/2014 Haguenau – Club vosgien Haguenau-Lembach L’entretien des itinéraires balisés

Depuis sa création en 1881, le Club vosgien de Haguenau-Lembach (CVHL) s’est engagé dans une action volontariste d’aménagement et d’entretien des circuits de randonnée pédestres.

balisage 20 novembre 2014 Aujourd’hui, plus de 500 km « d’infrastructures vertes » sont proposés sur le secteur de Lembach, Haguenau, Oberhoffen-sur-Moder, Pays Rhénans, le long de la Moder, Sessenheim, Laubach, etc. Les sentiers constituent des supports naturels idéaux pour la marche, mais également pour la découverte du patrimoine et des paysages. Créer, entretenir et baliser les sentiers de randonnée, telles sont les missions des bénévoles du CVHL. Ils sont habilités à effectuer ce type de travaux. Ainsi, ils renseignent les actualisations des cartes IGN, indispensables aux marcheurs. Leur engagement est primordial pour la sécurité des marcheurs. « Les sentiers sont notre vitrine », assure Jean-Paul Fuhrer, inspecteur des sentiers du CVHL. L’association totalise un grand nombre d’itinéraires différents et autant de parcours sur lesquels il faut faire place nette. Il est très facile de se perdre dans une ville alors qu’elle est truffée de panneaux de signalisation. En randonnée, ce constat est le même, mais en pire. Aussi, un bon balisage est une nécessité.

Un travail de fourmis

L’entretien des sentiers est un vrai travail de fourmis. Tout promeneur en quête d’évasion, même s’il a parfaitement préparé son itinéraire, peut très facilement se perdre en terrain inconnu. Pour éviter une telle déconvenue, le CVHL a mis en place une signalisation rigoureuse sur environ 100 km en forêt de Haguenau, à partir du Gros-chêne. Rectangles barrés de blanc, anneaux de différentes couleurs (promenade circulaire courte de 3 à 4 km maximum), croix coloriées, l’offre de symboles est large et leur couleur change en fonction du parcours. Le balisage et la signalisation sont régis par une charte officielle. Cette réglementation apporte une cohérence sur tout le territoire et garantit la qualité des matériaux et des procédés de fabrication (respect de l’environnement des sentiers, durabilité des matériaux et des couleurs utilisés).

Des sentiers dégradés

L’entretien des chemins de randonnée est primordial. « Les sentiers pédestres sont régulièrement dégradés par des usagers de la forêt non respectueux de l’environnement », regrettent les bénévoles. Les vents et les pluies sont néanmoins les premiers responsables des dommages. Cette année, la croissance exceptionnelle de la végétation a amplifié le phénomène. Le CVHL est historiquement tourné vers la randonnée et a mis en place une organisation pour préserver la pratique de la marche dans de bonnes conditions. La formule actuelle qui fonctionne bien, consiste à organiser quatre journées de travail par an avec tous les volontaires. La dernière journée a rassemblé plus de 25 bénévoles. Des équipes de 2 à 4 personnes ont contrôlé les sentiers en forêt de Haguenau. Ces équipes comprenaient des élagueurs, des débroussailleurs et souvent « un baratineur » pour maintenir la bonne ambiance et parfois un spécialiste de la tronçonneuse qu’il faut le surveiller, car sinon avec sa fougue, tout y passe ! Le travail le plus ardu consistait à déblayer les feuilles du sentier pour personnes à mobilité réduite. Ce sont Michel et Jean-Claude qui s’en affranchirent. Ils ont pu compter sur le soutien de François Reichhardt, représentant la GMF. C’est cet organisme qui a permis la réalisation de ce sentier grâce à son aide financière conséquente.

Pour rallier le groupe des baliseurs : ✆ 03 88 93 83 93.

  ARTICLE DNA DU 27/08/2014  publiée le 27/08/2014 à 05:00

 

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De gauche à droite sur la photo :
Bernard Haas, Jean-Paul Fuhrer, Jean-Marie Atzenhoffer, Joseph Burckel, Raymond Hieber, Alfred Stoffel, Edgar Rischmann, Gérard Wagner.